Quelles sont les limites des banques en ligne pour leurs clients ?

Les banques en ligne affichent la grille tarifaire la plus basse du marché. D’ailleurs, la plupart ne facture pas les moyens de paiement et le service d’accès à distance. Les frais afférents aux incidents bancaires sont relativement faibles par rapports aux banques de réseaux et la rémunération des produits d’épargnes est bonne.

Banque en ligne : les inconvénients

Le principe de fonctionnement de ces marques répond à la problématique de la mobilité urbaine dans la mesure où la quasi-totalité des services sont accessibles 24h/24 au moyen d’internet et d’outils connectés. On n’a pas besoin de se rendre en agence pour effectuer une opération courante ou pour contacter un conseiller bancaire.

Toutefois, il faut souligner que ces établissements sont victimes leur propre système de fonctionnement. L’absence d’agences physiques pour encaisser les chèques et faire des dépôts de liquidité prête à des doutes. Certains clients potentiels sont frileux à l’idée de ne pas voir celui qui gère leur patrimoine.

Les inconvénients des banques en ligne résident en partie dans les bugs informatiques susceptibles de perturber les opérations en ligne et de créer des litiges entre la marque et les clients. L’insécurité grandissante sur la toile décourage également des personnes.

Par ailleurs, les conditions d’accès aux services sont souvent sélectives.

  1. Critère d’adhésion restrictif

La plupart des banques en ligne sont accessibles aux personnes qui possèdent un revenu minimum de 1 000€ par mois. Cela exclut la proportion de la population qui n’a pas d’activité rémunérée, comme les étudiants, les chômeurs et les séniors. Autrement dit, les offres seraient réservées aux catégories sociales aisées.

Les agences en ligne des banques traditionnelles imposent des conditions d’accès plus avantageuses que les établissements bancaires 100% dématérialisés. La Net Agence de BNP Paribas et la eLCL du Crédit Lyonnais sont ouvertes à tous, elles n’imposent aucun justificatif de ressource à l’ouverture du compte.

A défaut des justificatifs de revenus, certaines banques online demandent des conditions de domiciliation bancaire qui peuvent aller jusqu’à 5 000€. Cette somme est excessive pour beaucoup de consommateurs.

  1. L’aspect virtuel, le principal frein à l’essor des banques en ligne

Certains épargnants hésitent à ouvrir leurs comptes dans les services bancaires 100% dématérialisés parce qu’ils ne voient pas le banquier qui gère leur argent et le conseiller bancaire qui les aide à épargner ou à investir en Bourse. En effet, le contact humain crée naturellement une relation de confiance.

L’aspect virtuel des banques en ligne constitue donc un véritable obstacle à leur développement. C’est la raison pour laquelle certaines marques comme Fortuneo et ING Direct s’investissent davantage dans les agences physiques.

L’absence de locaux complique et allonge le processus d’encaissement de chèque. Le client doit les envoyer par courrier, ce qui augmente le risque de perte. Pour faciliter la tâche des clients, certains établissements les autorisent à déposer leurs chèques dans les agences du même réseau.

Le bémol des banques digitales résident aussi dans le dépôt de liquidité qui se fait à la poste à partir d’un service mandat. Les frais afférents à ce service sont à la charge du consommateur. Toutefois, des établissements comme Hello Bank et Monabanq donnent la possibilité à leurs clients d’effectuer des dépôts en liquide dans leurs réseaux respectifs, à savoir BNP Paribas et Crédit Mutuel.

Les éventuels bugs informatiques freinent aussi beaucoup d’internautes. Certains sites sont difficiles d’accès lorsque le trafic y est intense. De plus, les centres d’appel sont surchargés et le client doit patienter au téléphone pendant un long moment pour pouvoir communiquer avec un conseiller bancaire.

Ces dysfonctionnements surviennent généralement au cours des grandes campagnes marketing. Il est donc conseillé au consommateur de tester les produits et les services de la fintech dans laquelle il souhaite ouvrir son compte de dépôt ou son compte titres pendant ces périodes. Cela lui permet de jauger la performance de la marque.

  1. Insécurité sur le web

Internet facilite les opérations bancaires. On peut passer des ordres de bourse, effectuer un virement ou souscrire à des produits d’épargne en quelques clics. Cependant, le niveau de risque est élevé, l’utilisateur est exposé aux phénomènes d’usurpation d’identité et du hameçonnage.

De plus, il doit se familiariser au monde du numérique, aux outils connectés et respecter des mesures de sécurité strictes afin d’éviter les opérations à risque. Une mauvaise manipulation peut provoquer des pertes importantes.

  1. Offre de crédit limitée

Les banques en ligne ne font pas de l’offre de crédits une spécificité, excepté quelques unes comme Monabanq pour son crédit à la consommation et Boursorama Banque pour son crédit immobilier. D’autres n’en proposent pas alors que ces offres représentent un des produits phares des ménages français. Elles préfèrent commercialiser des découverts autorisés ou non autorisés aux meilleurs taux du marché financier.

Les agences virtuelles des banques traditionnelles séduisent de nombreuses personnes avec des prêts alléchants. La Net Agence par exemple occupe un rang honorable dans le classement des meilleurs crédits en ligne.

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